Lutte contre l’orpaillage illégal : Depuis le Sud-Comoé Sangafowa-Coulibaly salue la prise de conscience collective
Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, se félicitant de la prise de conscience collective, insiste sur une approche fondée sur la concertation, la responsabilisation des populations et la recherche d’alternatives durables.
Ce 3 septembre
2026 à Aboisso, la lutte contre l’orpaillage illégal
a fait l’objet d’une autre rencontre liée à la campagne de sensibilisation
initiée par le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie depuis le 8
décembre 2026.
À l’occasion de la
cinquième phase de la campagne de sensibilisation contre l’orpaillage illégal, Mamadou
Sangafowa-Coulibaly, ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, a
rencontré, les élus et cadres, les rois et chefs coutumiers ainsi que les
représentants des associations de jeunes et de femmes et des mutuelles de la
région.
Cette rencontre, s’est tenue en présence du président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) et président du Conseil régional du Sud-Comoé, Dr Eugène Aka Aouélé, ainsi que du président de la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT), Sa Majesté Amon Tanoé Désiré
« La prise de
conscience collective que nous constatons ces jours-ci est, pour nous, une
victoire en soi. Aujourd’hui, tous les Ivoiriens sans exception disent que
cette pratique est dommageable aussi bien sur l’environnement que sur la santé.
C’est une grande victoire » a indiqué le Ministre
des Mines du Pétrole et de l’Energie. Saluant l’émotion des différentes
populations, du nord au sud, de l’est à l’ouest, face au spectacle désolant
offert par l’orpaillage illégal.
Cette sensibilisation a
été l’occasion pour le ministre de réaffirmer la détermination du Gouvernement
à lutter contre l’orpaillage illégal et à préserver les ressources naturelles
du pays.
Une nouvelle approche pour lutter contre un phénomène persistant
Sangafowa-Coulibaly a
aussi tenu à rappeler les fondements de la politique nationale de valorisation
des ressources minières et énergétiques. Il a notamment souligné que la mise en
valeur du sous-sol ivoirien s’inscrit dans une vision de développement portée
par le Président de la République, Alassane Ouattara, dans la continuité
de la vision du père fondateur de la Nation, Félix Houphouët-Boigny.
Cette politique repose
notamment sur un principe majeur : “ l’exploitation des ressources du
sous-sol doit contribuer au développement des autres secteurs de l’économie,
notamment l’agriculture, tout en préservant l’environnement et en garantissant
une redistribution équitable des revenus miniers au bénéfice des générations
présentes et futures. “
C’est dans cette
perspective que le ministre a abordé la problématique de l’orpaillage
clandestin, particulièrement préoccupante dans plusieurs localités du
Sud-Comoé. Après plusieurs années d’opérations de déguerpissement et de
sécurisation des sites clandestins, le phénomène demeure persistant.
Les communautés au cœur de la solution
Pour le ministre, cette
situation impose désormais d’adapter la stratégie. « Le tout-répression ne
suffit pas. Il faut donner aux populations une alternative. Il faut que nous mettions les communautés au
cœur de la recherche de solutions », a insisté Mamadou Sangafowa-Coulibaly.
Pour
le Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, l’efficacité de la lutte
contre l’orpaillage clandestin ne peut reposer uniquement sur les actions de
contrôle et de répression. Elle doit également s’appuyer sur la
sensibilisation, la responsabilisation des populations et la mise en place
d’alternatives économiques durables.
Saisissant l’opportunité
de cette réunion, il a demandé de ne pas confondre orpaillage illégal et
orpaillage légal. Précisant que l’orpaillage illégal est celui qui détruit
l’environnement, crée l’insécurité, pollue les eaux, entraine l’insécurité.
« Les orpailleurs illégaux n’ont reçu aucune autorisation. Ce sont eux qui
détruisent tout sur leur passage. Alors que l’orpaillage légal est autorisé,
encadré par le gouvernement et pratiqué dans le respect des normes
environnementales avec des impacts positifs liés à la construction
d’infrastructures socio-économiques au bénéfice des populations », a
éclairé Sangafowa-Coulibaly.
Il a donc appelé les
acteurs locaux à un dialogue franc et constructif afin d'identifier ensemble
les réponses adaptées aux réalités des différentes communautés.
Cette démarche vise
notamment à renforcer l’implication des élus, des cadres, des autorités
traditionnelles, des jeunes, des femmes et des organisations communautaires
dans la lutte contre l’exploitation clandestine des ressources minières.
« Nous sommes tous
perdants si cela persiste », a prévenu le ministre,
mettant en avant les conséquences économiques, sociales, environnementales et
sécuritaires de l’orpaillage clandestin.
Les
autorités du Sud-Comoé réaffirment leur engagement
Prenant la parole au nom
des autorités et populations de la région, Dr Eugène Aka Aouélé a salué
l’initiative du Gouvernement et réaffirmé l’engagement du Sud-Comoé à
accompagner les actions engagées contre l’orpaillage clandestin.
Il a qualifié le
phénomène de « catastrophe écologique », soulignant ses conséquences sur
les terres agricoles ainsi que sur l’autorité de l’État.
Le président du Conseil régional du Sud-Comoé a également appelé à aller au-delà de la seule neutralisation des sites clandestins, afin de parvenir à une reconquête durable des territoires affectés par l’orpaillage illégal.
Pour sa part, Sa
Majesté Amon Tanoé Désiré, président de la CNRCT, a attiré l’attention sur
les conséquences de l’orpaillage clandestin sur les ressources en eau de la
région.
Fort de leur proximité
avec les populations, les chefs traditionnels ont réaffirmé leur disponibilité
à jouer pleinement leur rôle dans la sensibilisation des communautés, la
prévention du phénomène et la transmission des alertes aux autorités compétentes.
Une
mobilisation collective pour préserver les ressources nationales
À travers cette rencontre
d’Aboisso, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie entend renforcer
une dynamique de responsabilité collective dans la lutte contre
l’orpaillage clandestin.
La nouvelle approche mise
sur une meilleure coordination entre l’État, les collectivités territoriales,
les forces de défense et de sécurité, les autorités traditionnelles et les
communautés locales.
L’objectif est clair
: protéger le patrimoine minier,
préserver les terres agricoles et les ressources en eau, sauvegarder
l’environnement et garantir une exploitation responsable des ressources
naturelles au bénéfice des générations actuelles et futures.
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