Efficacité énergétique et énergies renouvelables :Les sénateurs s’imprègnent des avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire
Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie organise du 18 au 19 mai 2026 à Yamoussoukro, un atelier institutionnel de haut niveau consacré au cadre réglementaire et aux progrès accomplis par la Côte d’Ivoire en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, à l’intention des membres du Sénat ivoirien.
Cette rencontre fait suite, à quelques semaines d’intervalle, à un atelier similaire auquel avaient pris part les députés de l’Assemblée nationale. Elle poursuit un triple objectif : présenter aux sénateurs, de manière exhaustive et actualisée, le dispositif réglementaire en vigueur ; leur exposer les résultats concrets d’ores et déjà obtenus ainsi que les défis qui subsistent ; et recueillir, en retour, leurs observations, recommandations et engagements en vue d’un soutien parlementaire renforcé à la politique énergétique nationale.
Coulibaly Gando, préfet de région et préfet du département de Yamoussoukro, a salué hier cette initiative, qui offre aux sénateurs l’opportunité d’actualiser leurs connaissances sur la politique gouvernementale en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.
Gnigbognima Siriki, directeur de la Maîtrise de l’Énergie et représentant le directeur général de l’Énergie, a pour sa part rappelé que le gouvernement ivoirien, sous l’autorité de Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, s’est assigné une ambition clairement définie : concilier le développement économique, l’accès universel à l’énergie et la préservation de l’environnement. Cette ambition s’est matérialisée, dès 2019, par l’adoption de la Politique sectorielle de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PSDEREE), laquelle assigne à la Côte d’Ivoire des objectifs ambitieux. « Dans le prolongement de cette politique, la Côte d’Ivoire s’est engagée, à travers sa troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0), à porter la part des énergies renouvelables à 46,3 % du mix électrique à l’horizon 2035 », a-t-il précisé.
Il a en outre indiqué qu’au cours des cinq dernières années, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, par l’entremise de la Direction générale de l’Énergie, a su traduire cette vision en actes concrets, notamment à travers : l’opérationnalisation du système national d’audits énergétiques obligatoires ; l’instauration du droit à l’autoproduction d’électricité d’origine renouvelable, assortie de la faculté de céder l’excédent produit ; la mise en vigueur d’un système d’étiquetage énergétique applicable aux lampes électriques, réfrigérateurs et climatiseurs ; l’instauration d’exonérations fiscales et douanières en faveur des équipements dédiés à la production d’électricité à partir de sources renouvelables ; l’élaboration d’un cadre réglementaire fixant les exigences d’efficacité énergétique dans la construction de bâtiments neufs ; ainsi que l’adoption de réglementations relatives à la mobilité électrique et à la bioénergie.
Ces avancées témoignent, selon lui, de la détermination de la Côte d’Ivoire à se doter des leviers indispensables à la conduite de sa transition énergétique.
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