Sommet international sur l'énergie  Sangafowa-Coulibaly (Pdt de l'APPO) porte les ambitions énergétiques de l'Afrique au Nigeria

Sommet international sur l'énergie Sangafowa-Coulibaly (Pdt de l'APPO) porte les ambitions énergétiques de l'Afrique au Nigeria

À Abuja, capitale du Nigeria, l’Afrique énergétique s’est donné rendez-vous ce 3 février à l’ouverture de la 9ᵉ édition du Nigerian International Energy Summit (NIES), l’un des forums stratégiques majeurs du continent. 

Placée sous le thème « L’énergie au service de la paix et de la prospérité : bâtir notre avenir commun », l’édition 2026 du sommet a réuni des délégations venues d’une dizaine de pays africains, dont la Côte d’Ivoire, la Guinée équatoriale et le Sénégal. 

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président gambien Adama Barrow, du vice-président nigérian Kashim Shettima, de Mamadou Sangafowa-Coulibaly, Ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie de la Côte d’Ivoire, par ailleurs président en exercice de l’APPO, l’Association des pays producteur de pétrole de la région, ainsi que plusieurs ministres en charge de l’énergie et des hydrocarbures 



Dans son allocution, Kashim Shettima a rappelé le rôle central de l’énergie dans la stabilité et la croissance des nations. « L’énergie est la force vitale des économies modernes. Elle doit éclairer les foyers, alimenter les industries, stimuler l’innovation et bâtir la confiance entre gouvernements, investisseurs et citoyens », a-t-il déclaré devant une salle comble.

Les chiffres évoqués lors du sommet soulignent l’ampleur du défi : près de 600 millions d’Africains restent privés d’accès à l’électricité, tandis que la population du continent devrait croître d’un milliard de personnes d’ici 2050. Une pression démographique qui exigera des capacités énergétiques massivement accrues.

Toutes  les interventions ont souligné que cette ambition ne pourra se concrétiser sans des piliers solides : stabilité politique, cadres réglementaires attractifs, mobilisation de capitaux privés, et surtout, la création d’outils financiers africains capables de soutenir cette transformation.

La Banque africaine de l’énergie, vedette du Sommet 

C’est dans ce contexte que la Banque africaine de l’énergie (BAE), dont le siège a été officiellement réceptionné la veille à Abuja par le Président de l'Appo, Sangafowa-Coulibaly, s’est imposée comme la véritable vedette du sommet.

Dans les couloirs comme à la tribune, un consensus s’est dégagé, l’institution portée par l’APPO, en partenariat avec Afreximbank, cristallisant désormais les espoirs du secteur pétro-gazier africain.

« Nos attentes sont immenses avec la Banque africaine de l’énergie. Elle va contribuer à changer la trajectoire du pétrole africain pour en faire une véritable source de prospérité pour le continent », a déclaré Heineken Lokpobiri, ministre nigérian des Ressources pétrolières.

Le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly qui porte le plaidoyer pour mener à bien le projet tient le bon bout, conforté par l’adhésion des Etats, mais aussi des acteurs africains de la chaîne pétro-gazière. 

« Nos idées convergent toutes vers une même nécessité : l’Afrique doit transformer localement ses ressources pour elle-même d’abord. La création de la Banque africaine de l’énergie va permettre de changer la donne et d’assurer notre autonomie énergétique », a-t-il affirmé en marge du sommet.

Les travaux du Nigerian International Energy Summit se poursuivent jusqu’au 5 février, réunissant plus de 5 000 participants selon les organisateurs.

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