Extension de la centrale thermique à cycle combiné, Cissé pose la 1ère pierre d’Azito Phase 4

Fournir aux populations une énergie abondante, de bonne qualité et à moindre coût et être le hub énergétique de la sous-région.

Ces ambitions de la Côte d’Ivoire viennent une fois encore de se matérialiser ce jour, avec la pose de la première pierre de l’extension de la centrale thermique d’Azito (Phase 4) à cycle combiné de 253 MW, sise à Yopougon.

Président de la cérémonie, le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, Abdourahmane Cissé, a expliqué que cette cérémonie intervient après l’atteinte du bouclage du financement intervenu le 21 janvier 2020. Et cela, après la signature du protocole d’accord en 2016. Selon lui, la mise en service de la phase 4 du projet Azito, d’un montant de 331 millions d’euros soit 217 milliards de FCFA, est fortement attendue par le Gouvernement qui espère le premier MWh à partir de 2021.

C’est un projet qui permettra la création d’environ 2 000 emplois directs et indirects en phase de construction avec un accent sur la promotion des PMEs ivoiriennes dans la réalisation des travaux. Il s’agit pour le pays, a-t-il relevé, de couvrir ses besoins nationaux et ses exportations vers les pays de la sous-région tout en respectant ses engagements en matière de lutte contre les changements climatiques. Avant de rappeler que la capacité de production ivoirienne a augmenté d’environ 60% depuis 2011 pour s’établir aujourd’hui à 2 229 MW. L’objectif étant d’atteindre une capacité d’environ 4000 MW au cours des prochaines années et un mix énergétique de 42% d’énergie renouvelables à fin 2030.

Pour sa part, Mike Schorley, président du conseil d’administration d’Azito Energie et CEO de Globeleq, a informé que ce projet est une solution moins onéreuse pour la Côte d’Ivoire. Quant à Aliou Maïga de la Sfi, au nom des bailleurs, il a expliqué qu’Azito Phase 4 va permettre de soutenir et d’accroître l’accès à l’électricité à l’endroit des populations et des entreprises.

Les bailleurs de ce projet sont la Société financière internationale (SFI) du Groupe de la Banque mondiale, la BAD, la BOAD, Proparco, filiale de l’AFD, l’Agence allemande de développement (DEG), l’Agence néerlandaise de développement (FMO), le Fonds de l’OPEP pour le développement international, le Fonds d’infrastructures pour l’Afrique et la Société belge d’investissement (BIO).