Commerce transfrontalier de l’énergie en Afrique de l’ouest: 06 ministres de la Cedeao jettent les bases de la sécurisation des paiements

Commerce transfrontalier de l’énergie en Afrique de l’ouest

6 ministres de la Cedeao jettent les bases de la sécurisation des paiements 

Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Guinée, Libéria, Mali et Sierra Léone. Six ministres de l’Energie de ces pays de la Cedeao ont pris part ce 03 février 2020, à Abidjan, à la réunion des ministres, pour plancher sur la sécurisation des paiements relatifs au commerce de l’énergie en Afrique de l’ouest.

Dans son allocution d’ouverture, Abdourahmane Cissé, ministre ivoirien du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, a relevé que la réunion des experts, la veille, a vivement recommandé la création d’un fonds revolving axé sur le commerce de l’électricité dans la région ainsi que la mise en place d’un programme d’aide budgétaire régional de la Banque mondiale sur les réformes nécessaires pour la nouvelle directive de la CEDEAO.

Aussi Cissé a-t-il souhaité que les travaux aboutissent à un mécanisme simple, pratique et adapté pour la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique. Objectif : permettre le développement d’un marché régional prospère de l’énergie qui favorisera à terme, l’accès à l’électricité pour tous pour le bien-être des populations. Quant à Sédiko Douka, Commissaire Mines et Energies de la Commission de la Cedeao, il a insisté sur la nécessité de la mise en œuvre de la Directive de la Cedeao. Surtout que les importateurs ne respectent pas souvent leurs engagements sur les paiements à termes des factures d’achats d’énergie.

A cela il faudrait ajouter les interruptions de la fourniture d’énergie électrique par les exportateurs ; le manque de mécanisme officiel donnant priorité aux paiements des contrats d’importation dans des situations de trésorerie difficiles et l’absence d’instruments pour compenser l’énergie non fournie. Déplorant au passage les pertes des réseaux de distribution variant de 15 à 66% (contre 5 à 10% en Europe et 15% pour les pays à revenus intermédiaires) et des taux de recouvrement faibles, affectant les situations financières, les viabilités voire la survie des entreprises de distribution. Pour sa part, Cheick Kanté, représentant la Banque mondiale, a affiché la détermination de son institution à soutenir la croissance énergétique dans la sous-région.